FAQ

Foire aux questions

A qui s'adressent vos outils ?

Nos outils s’adressent aux experts en charge de la qualité, de la sécurité et plus généralement du retour d’expérience.

Comment ont été conçus les outils que vous proposez ?

L’ensemble de nos outils (PLUS, isChecker et les services associés à ECCAIRS) sont le résultat d’une collaboration étroite avec des experts du domaine de la sécurité et de l’aéronautique. Nous avons conçu ces outils pour répondre à leur besoin et en étroite relation avec les situations qu’ils rencontrent dans leur activité quotidienne.

Peut-on utiliser PLUS pour faire des statistiques ?

Les bases de données analysées par PLUS sont composées de données textuelles et de données plus contraintes (dates, catégories diverses, données chiffrées, etc.). L’environnement proposé a par conséquent le triple avantage de pouvoir proposer

  1. des statistiques sur l’analyse des textes,
  2. comme des statistiques sur les autres types de données,
  3. et également des statistiques croisées permettant d’analyser les résultats des traitements linguistiques au regard des catégories par exemple.

PLUS offre également de nombreux formats d’export de données pour permettre l’utilisation des résultats dans des environnements standards.

Est-il possible de tester PLUS ?

Un accès à l’environnement d’analyse PLUS est mis à disposition sur simple demande via le formulaire prévu à cet effet : ici. N’hésitez pas à demander une démonstration plus personnalisée de l’outil si vous souhaitez tester PLUS sur vos données (via le formulaire de contact).

Comment être sûr que PLUS correspond à mon besoin ?

Vous avez besoin de PLUS si vous disposez d’un grand nombre de rapports écrits en langue naturelle et que vous souhaitez les analyser pour en tirer tous les enseignements possibles. Lorsque vous émettez le souhait de travailler avec nous, la 1ère étape est de bien comprendre votre besoin afin de répondre le mieux possible à vos problématiques et attentes. Une analyse préalable du besoin est donc proposée, généralement en vous rendant visite (vous pouvez venir nous rencontrer à Toulouse si vous le souhaitez). Suite à cette étape, et si cela s’y prête, nous vous proposerons un démonstrateur, i.e. l’accès à PLUS avec vos données, disponible pendant une période définie.

Qu’apporte PLUS par rapport à des bases de données bien structurées ?

Structurer une base de données revient à stocker l’information dans un modèle existant, ce qui implique que l’on a une idée précise des types d’information que l’on va conserver et donc de ce que l’on cherche. En effet, la structure modélise les données fournies et écarte potentiellement des informations pertinentes mais non prévues. La structuration de l’information dans un modèle, aussi bien défini soit-il, contraint à faire rentrer l’information dans un moule pré-défini et risque par là-même de biaiser l’analyse qui pourra en être faite. Si cette façon de faire est généralement utile pour regrouper l’information, faire des statistiques, voire échanger des informations avec des partenaires, il n’en demeure pas moins que la catégorisation est chronophage pour les experts qui en ont la charge, avec le risque constant qu’elle ne soit pas toujours faite de la même façon par les différents analystes. PLUS se pose en outil complémentaire de ces techniques. En se basant sur l’analyse linguistique des textes contenus dans les REX (retours d’expérience) issus des acteurs de première ligne et n’ayant subi aucune transformation, il permet de revenir à la source de l’information : les faits décrits par les acteurs de première ligne. En analysant cette information et en donnant accès de façon simple et claire aux résultats obtenus, il permet aux experts de gagner du temps et de la fiabilité.

Une fois la décision prise d’utiliser PLUS, combien de temps faut-il pour sa mise à disposition à nos experts ?

La mise en place de PLUS est rapide ; les modalités d’installation sont légères et n’impactent pas les délais de mise en œuvre. En revanche, une fois la décision prise d’utiliser PLUS, il ne faut pas négliger la phase de configuration de l’application. Elle consiste notamment à bien délimiter le périmètre d’action (les données analysées) et les paramètres de l’application afin qu’elle réponde le mieux possible aux besoins des experts (les fonctionnalités). La durée de cette étape dépend donc en grande partie de la disponibilité des experts pour échanger sur leurs problématiques.

Y a-t-il un volume de données minimum requis pour l’environnement PLUS ?

Dans l’absolu, il n’y a pas de volume de données minimum nécessaire. Cela étant, il est important de noter que plus le nombre de données sera important, plus l’analyse sera intéressante : les corrélations faites seront plus « solides » et les signaux émergeants plus riches. Il est ainsi pertinent de disposer de données en nombre suffisant. Actuellement, nous traitons des bases de données de quelques centaines à plusieurs centaines de milliers de textes. Dans certains cas, seul un essai pourra nous donner des réponses satisfaisantes à cette question.

Les « précurseurs » ou signaux faibles sont-ils mis en évidence par PLUS ?

Depuis Heinrich et sa fameuse « pyramide » des années 1930 mettant en relation le grand nombre d’incidents sans conséquence se produisant dans une organisation (mauvaise manipulation « rattrapée » par l’opérateur lui-même ou ses collègues, écart à une procédure n’induisant qu’une baisse partielle de qualité, perte d’information qui conduira à une relance entrainant un retard minime, etc.) et le très faible nombre d’accidents graves voire mortels, les personnes en charge de la sécurité sont le plus souvent convaincues que c’est en s’attaquant aux incidents sans gravité et en diminuant le nombre qu’on arrivera à faire baisser ou éliminer totalement le nombre d’accidents graves. On sait qu’il n’en n’est rien. Les incidents ne sont pas tous des signaux faibles pour des accidents plus graves… Mais l’inverse n’est pas vrai : parmi les incidents sans conséquences, CERTAINS sont porteurs de signification pour la sécurité. Tout l’enjeu est de les repérer au milieu des centaines ou des milliers de rapports. PLUS met à disposition des experts en charge de la sécurité des fonctionnalités pour atteindre cet objectif : alerte en cas d’augmentation de fréquence d’un type d’incident particulier décrit en langue naturelle, ou alerte en cas de découverte de ce type d’incident sur d’autres équipements sur lesquels ils étaient inconnus, étude d’une collection d’incidents proches (calcul de similarité), incidents que l’on ne sait rapprocher d’aucun autre ayant déjà eu lieu et donc nouveaux, etc.

Qu’est ce qui différencie un outil comme PLUS des premiers outils de statistique textuelle parus dès les années 1990 ?

Dès la fin des années 1980 en France et dans le monde, sont apparus les premiers logiciels de traitement de données textuelles, issus de la collaboration d’équipes de linguistes et de mathématiciens spécialisés dans l’analyse de données initiée en France par Jean-Paul Benzécri. Ces logiciels comptaient des fréquences de mots, calculaient des cooccurrences, des oppositions. Aujourd’hui, le Traitement Automatique des Langues va beaucoup plus loin, en réalisant une analyse linguistique complète des textes, grâce à des opérations permettant de repérer et lever les ambiguïtés de la langue (on rappellera la phrase « piège » bien connue « les poules couvent au couvent » en exemple), définir les rôles des mots et groupes de mots dans les phrases (groupe sujet, verbe…), définir des termes complexes (un « train d’atterrissage » n’est pas le train d’un atterrissage…), etc. PLUS utilise les dernières techniques d’analyse linguistique des langues pour traiter de façon fiable, efficace et robuste les textes générés par les organisations pour faire du retour d’expérience (sécurité, qualité, essais, remontées clients…).

L’environnement PLUS permet-il de particulariser les fonctions de fouille de données à mon domaine ?

Tout à fait, des fonctions telles que les filtres pour bâtir des requêtes pour le Search sont particularisés à votre domaine. Des fonctions plus complexes comme les Dimension permettent de modéliser des centres d’intérêt en fonction de vos besoins (par exemple, repérer l’impact de la fatigue dans des comptes-rendus d’intervention d’opérateurs.

Dans la description de l’environnement PLUS vous parlez de Dimensions. A quoi cela correspond ?

Une Dimension est un modèle qui permet d’identifier un aspect particulier dans un texte. Un exemple vaut mieux qu’un long discours, vous souhaitez identifier ce qui a trait à la pénibilité dans des comptes-rendus d’interventions auprès de patients de maisons médicalisées. Nous créons alors un modèle de l’expression de la pénibilité pour ces situations ce que nous appelons une Dimension. Cette Dimension permettra d’organiser, de classer, de filtrer… l’ensemble des rapports sur ce critère afin de permettre de l’analyser.

A quel(s) domaine(s) s’applique votre environnement PLUS ?

Les principaux domaines d’application concernent actuellement la sécurité aéronautique du fait de l’importance des bases de données et des besoins de traitement de leur contenu. D’autres domaines comme le médical (l’analyse des risques médicotechniques), l’industrie pétrolière (interventions de maintenance dans les raffineries, le transport ferroviaire (incidents de conduites) ont été mis en service. D’une façon générale, tous les domaines produisant des documents, des comptes-rendus, des rapports d’interventions… sont des utilisateurs potentiels de cette plateforme.

Quels résultats isChecker fournit-il à l’expert ?

isChecker permet d’analyser automatiquement une seule procédure comme de gros volumes de documents (plusieurs milliers si besoin). Suite aux traitements effectués, isChecker fournit les résultats de l’analyse sous deux formes : un compte-rendu procédure par procédure des écarts aux règles de référence (avec pour chaque écart, la règle non respectée) et/ou des commentaires insérés dans le fichier Word de la procédure aux endroits pertinents avec l’écart constaté. Ces deux présentations permettent aux personnes concernées de corriger rapidement les écarts. Parallèlement, isChecker fournit une analyse globale des résultats obtenus.

Quels types d’information isChecker peut-il vérifier ?

Les possibilités de vérification proposées par isChecker sont larges. Nous pouvons aussi bien identifier des écarts de forme (police, taille de caractères, format, etc.), que des écarts de structure (respect du plan du document, présence d’un paragraphe précis, etc.), des écarts de formulation (emploi d’acronymes non autorisés, formes grammaticales non adaptées, etc.), ou des écarts de contenu (manque d’un type d’information attendu par exemple). N’hésitez pas à exprimer votre besoin…

A partir de quelles règles fonctionne isChecker ?

Les règles qui sont utilisées pour réaliser les vérifications sont paramétrables. Généralement, nous implémentons le référentiel de rédaction de notre client en fonction de ses demandes. Nous pouvons aussi compléter ces règles avec des règles standards d’analyse de complexité, de marqueurs de flou, etc. Tout cela est défini avec vous.

Combien de temps faut-il à isChecker pour analyser de gros volumes de texte ?

Cela dépend de la complexité des documents et du nombre de règles à tester, mais on compte en moyenne 1 seconde par page de texte.

Quel type de documents isChecker peut-il traiter ?

isChecker peut traiter tout type de documents bâti à partir d’un référentiel de rédaction formalisé sous forme de règles. Le plus souvent, nous traitons des procédures opérateurs, des guides opérateurs.

Est-ce que l’utilisation d’isChecker est la garantie qu’il n’y aura plus d’accident ?

La qualité des procédures est indispensable pour maîtriser les opérations et leurs résultats, du point de vue de la qualité comme de la sécurité. Mais la meilleure des procédures ne peut garantir la réussite d’une opération, en sécurité (ou qualité) si la conception des systèmes techniques n’est pas adaptée aux utilisateurs humains (qui ont des baisses de vigilance, font des erreurs, ont du mal à suivre à la lettre une procédure dont ils ne voient pas l’utilité…). Surtout, isChecker ne peut que valider la qualité « interne » de la procédure (respect de la forme, absence de marqueurs de flous, de marqueurs de complexité, cohérence entre les dangers repérés dans la procédure et les recommandations de sécurité…) tels que la préconisent aussi bien les règles de l’entreprise que celles du métier ou des organismes (INCOSE…). Mais si le rédacteur de la procédure écrit d’ouvrir la vanne 3002 alors qu’il faudrait ouvrir la vanne 2003, isCHECKER ne le vérifiera que si une règle a été implantée, spécifiant les seuls équipements qui peuvent être opérés dans chaque procédure : isCHECKER ne peut en aucun cas remplacer la compétence de l’exploitant, et il peut énormément l’aider à exprimer cette compétence et à la partager en écrivant des procédures de meilleure qualité, c’est à dire plus adaptées aux situations particulières que rencontrent les opérateurs, aux spécificités de perception et de raisonnement de ces opérateurs, aux contextes dans lesquels ils utilisent ces procédures.

Quels formats de document isChecker peut-il traiter ?

isChecker travaille sur des documents électroniques et permet de traiter les formats Word (.doc et .docx) et .html.

Qu’est-ce qu’ECCAIRS ?

ECCAIRS est un outil de reporting (European Co-ordination centre for Accident and Incident Reporting Systems) géré et mis à disposition par le Joint Research Center de la Commission Européenne. Sa mission est d’assister les organisations nationales et européennes du transport dans la collecte, le partage et l’analyse de leurs informations afin d’améliorer la sécurité des transports publics. Extrêmement puissant, il nécessite une certaine expertise pour l’exploiter de façon riche et pertinente ce qui peut parfois compliquer son utilisation. Nous intervenons en support des utilisateurs ou futurs utilisateurs pour pallier cette complexité.

A quelle étape de la mise en service d’ECCAIRS pouvez-vous intervenir ?

Nous pouvons intervenir à toutes les étapes de la mise en service d’ECCAIRS : de la définition du processus, l’installation de l’environnement, la customisation de la taxonomie et des vues, etc. jusqu’à la conception de fonctionnalités expertes intégrées dans l’environnement ECCAIRS.

Je suis en cours de migration de ECCAIRS 4 vers ECCAIRS 5, quand pouvez-vous intervenir ?

Nous intervenons à différentes étapes telles que la migration et l’adaptation des données de E4 vers E5, l’installation, la customisation de la taxonomie comme celle des vue E5, la mise en place de passerelles pour convertir données de formats spécifiques (txt, html, xls…) vers le format E5.

Quels types d’outils proposez-vous pour compléter ECCAIRS ?

Notre expérience d’ECCAIRS nous permet aujourd’hui de proposer plusieurs outils pour compléter les fonctionnalités déjà présentes dans le système de reporting. A savoir :

  • une aide à la catégorisation pour les phases de vol, les catégories d’occurrences et les types d’événement,
  • une aide à l’analyse de la cohérence basée sur l’analyse textuelle des occurrences : elle est un complément au Data Quality Checker développé par l’EASA et disponible par défaut dans ECCAIRS 5,
  • une aide à l’analyse par calcul de similarité,
  • un module de conversion de données au format ECCAIRS 5 (.e5f),

Toutes les propositions ci-dessus sont disponibles :

  • en mode « add-in » : la fonctionnalité est appelée dans le navigateur ECCAIRS pour traiter le rapport ouvert ou sélectionné,
  • et en mode « outil » : on accède à la fonctionnalité par un outil externe qui nécessite simplement qu’une instance d’ECCAIRS soit présente sur l’ordinateur. Il est alors possible de traiter un groupe de rapports, que ceux-ci soient stockés dans une base de données ou un fichier .e5f.

BESOIN D'INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES ?

Si vous ne trouvez pas la réponse adéquate à votre question dans notre FAQ, n’hésitez pas à nous contacter :

Par Téléphone : +33 5 82 75 44 60

Par mail : contact@safety-data.com

Ou via notre formulaire en suivant le lien ci-dessous